Michel Barré

Originaire de Nantes où il a fait ses études secondaires, Michel Barré, alors étudiant en lettres et militant contre la guerre, est appelé comme soldat du contingent en Algérie, fin 1960. Il a vingt ans.

À son retour, en octobre 62, et pendant plus de quarante ans, il garde le silence sur cette

expérience de la guerre, comme toute une génération d’appelés. C’est à partir de 2003 et jusqu’en 2009 qu’il rédige ce témoignage.

Professeur de Lettres classiques en France puis à l’étranger (Liban, Tunisie, Maroc, Espagne), il transmet à ses élèves les valeurs d’humanité et de respect des droits de l’homme que sa révolte contre cette guerre au cours de laquelle l’armée a pratiqué tortures et exactions, a ancrées en lui.

Passionné de théâtre, il met en scène de nombreuses œuvres, crée un Festival de théâtre

lycéen, emmène ses élèves jouer L’État de siège de Camus à la Cartoucherie de Vincennes pour ne citer qu’un exemple.
Parallèlement à son travail d’enseignement, encouragé par Paul Viallaneix, il poursuit des recherches sur Albert Camus et sur l’antiquité grecque.
À sa retraite, il s’engage à Amnesty International.

Enfin, Miguel Angel Moratinos, Haut Représentant des Nations Unies pour L’alliance des Civilisations, lui propose d’être Conseiller Scientifique pour les « Trobades Mediterranies » Albert Camus de Minorque — île dont la famille maternelle de l’écrivain était originaire. En réunissant autour de l’œuvre de Camus écrivains, artistes, journalistes, « nous voulons que ces journées traduisent un engagement personnel, culturel et politique en faveur d’une Méditerranée de paix et de liberté. » (M.A.M.) Ces rencontres ont eu lieu en 2017, 2019, 2021. Mais, déjà malade, Michel Barré meurt en décembre 2021.

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