Dans la continuité des travaux initiés par le cresoi (Centre de Recherches sur
les Sociétés de l’Océan Indien) fondés sur les problématiques de l’histoire
coloniale, cet ouvrage s’attache à la greffe des sports et des loisirs anglo-saxons
dans des sociétés marquées par leurs origines et identités culturelles. Il participe
de cette dynamique de recherche qui considère que le sport, “phénomène
social total” s’impose comme une clé ouvrant sur une meilleure compréhension
de l’évolution des sociétés contemporaines.
Quelles sont les fonctions éducatives, sociales, culturelles, politiques des sports
et / ou des loisirs dans des communautés subissant l’importation des modèles
du colonisateur ? Les sports et les loisirs se présentent paradoxalement comme
un instrument de la colonisation (d’éducation, de distinction, d’intégration,
d’assimilation…), mais également comme un levier de la décolonisation (espace
d’association, de rassemblement, de combat, d’expression identitaire). Cette
double fonction, complexe dans les processus qu’elle met en jeu sur la durée,
s’inscrit de manière originale et singulière au regard des espaces de pratique
(région, nation, continents), des formes de la colonisation et des périodes examinées.
C’est à ce questionnement large que souhaite répondre l’ouvrage en
s’appuyant sur des exemples historiquement et géographiquement situés.
Associant des universitaires, spécialistes de l’étude des pratiques corporelles
dans les colonies, issus d’horizons différents, il propose une base de réflexion
et d’échanges la plus large possible dans un domaine nouveau et fécond.
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