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Depuis des années, les progrès technologiques sont
perçus comme des menaces pour l'écrit et plus particulièrement
pour les livres.
La radio, le cinéma, puis la télévision furent
successivement accusés de mettre en péril l'écrit.
Aujourd'hui, c'est au tour d'Internet et de la numérisation
des données d'être montrés du doigt. Il ne s'agirait
que de "gros tuyaux" déversant tout et n'importe
quoi au mépris de la qualité de l'écriture
et du sérieux des contenus.
Et si c'était l'inverse qui allait se produire ?
Si la numérisation des données était un moyen
formidable permettant de mieux stocker et surtout de mieux exploiter
les contenus ? Si, au lieu de mettre en danger le livre, la numérisation
lui ouvrait une deuxième jeunesse ?
On dit le livre menacé ; il sera partout.
Parler de numérisation dans le domaine de l'édition
signifie concrètement que publier un livre devient, économiquement
du moins, à la portée de presque tous.
Quant à l'Internet, lui-même intimement mêlé
à la technologie numérique, il permet d'offrir un
moyen de diffusion peu onéreux à l'échelle
de la planète.
Car ce qui se passe s'est toujours passé.
Si l'on veut bien regarder en arrière, il apparaît
que les outils de diffusion de la pensée et des savoirs étaient
à la mesure des collectivités auxquelles ils s'adressaient.
Ce furent d'abord les copistes pour quelques savants, puis l'imprimerie
qui, de Gutenberg à l'offset, n'a cessé de se perfectionner
pour satisfaire un nombre croissant de lecteurs, des clercs de la
Renaissance au grand public d'aujourd'hui.
Chaque époque a créé les outils de communication
dont elle avait besoin. N'oublions pas que chaque fois ce fut un
progrès.
La numérisation permet de répondre aux nécessités
d'aujourd'hui : chacun peut écrire et être publié
; l'information est disponible partout en temps réel.
C'est dans ce mouvement-là que Le Publieur prend le parti
de s'inscrire. Avec enthousiasme.
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